Tuesday, March 04, 2008

Où Melchior cherche noise à Jean Daniel...

Il me semble que le directeur du Nouvel Observateur fait une petite erreur, dans son édito de jeudi dernier, quand il dit que "la liberté, même religieuse" est une concession des Constituants incroyants aux citoyens croyants (Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, fin août 1789).
Les Constituants, qui font leur Déclaration "en présence et sous les auspices de l'Etre suprême", me semblent au contraire donner ici des garanties aux croyants des autres religions que
l'officielle qu'est encore le catholicisme, religion du Roi (près de onze mois plus tard, lors de la Fête de la Fédération, Talleyrand célèbre la messe... ) et aux incroyants.
Qu'en disent les historiens ? Ai-je pas raison ?

1 Comments:

Anonymous Colin said...

La liberté religieuse de 1789, je la vois plutôt comme une liberté accordée par l'ensemble des constituants, catholiques, laïcs ou athées, aux croyants juifs et protestants et aux non croyant.
Dans une France si profondément catho que celle de 1789, le catholicisme lui ne pouvait être renié et ne le fut pas. (Ce qui n'était pas incompatible avec un clergé inquiété).

Et la phrase de la DDHC que tu soulèves permet de rappeler que parmi les plus "extrémistes" des révolutionnaires, beaucoup n'étaient pas incroyants. Robespierre a assez cultivé l'Etre suprême après 1793...

4/3/08  

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